2017-06-19 16



On quitte Ersfjordbotn heureux d'avoir passé une nuit de plus au bout du monde.
On le réalise pleinement au 20ème km ce matin, à l'entrée dans Tromsø. On avait oublié... la circulation,  le bruit,  les gens pressés qui n'ont pas le temps de laisser passer les cyclistes.

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Tromsø se réveille de son midnatsol marathon, on visite la ville en ne s'écartant pas de la ligne bleue encore toute fraîche qu'ont suivie les héros de la veille. Peut être en faisant chacun 10 kms, on aurait pu participer nous aussi !

Arrêt dans une boutique de location de vélos pour jeter un oeil à mon dérailleur, j'ai des sauts de chaîne.  Ce genre de vélo n'est visiblement pas leur truc, mais un employé Français - Benjamin, originaire d'Annecy, ex easyjet à Ferney Voltaire, guide ski bateaux en hiver, tout pour plaire à Bernard - jette un oeil, me montre comment tendre ou détendre le câble du dérailleur.  Seconde leçon de mécanique en 15 jours.

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A savoir : la boutique s'appelle Tromsø Outdoor, Sjogata 14, elle permet de louer un vélo à Tromsø et le laisser dans un des ports où passe Hurtigruten.

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En quittant la ville après le pont, arrêt obligatoire à la cathédrale,  une belle architecture moderne en forme de dièdre, originalité des vitraux et de l'orgue, on retrouve l'empreinte du design nordique.

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Benjamin n'est pas là quand mon tendeur se coince dans ma roue arrière, là où il faut pas. Ce sont les doigts de Bernard qui assurent la 3ème leçon de mécanique, facile, ils ont l'habitude de couper des cordes. Et Nicole a toujours quelques lingettes pour nettoyer le cambouis.

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Ça se corse quand j'arrive à Fagernes, 25 kms après Tromsø.  Le câble du dérailleur me lâche  - en fait c'était là mon problème de sauts de chaîne - mes vitesses sont bloquées sur le petit pignon, je sais que je n'arriverai pas au Cap Nord dans cet état.

2017-06-19 16


Je décide de retourner à Tromsø, mon ange gardien arrête un bus scolaire sous mes yeux, le chauffeur m'accepte à bord avec mon vélo,  et me voilà au milieu des enfants qui veulent tout savoir de mon trip. Impressionnant de voir avec quelle facilité ils échangent en anglais. Facile.
Et en plus, ils me donnent le nom du magasin de vélo, et les numéros de bus pour revenir.  "Merci les enfants, you're saving my trip".

2017-06-19 17


La suite se passe comme dans belles histoires. Le marchand de vélo n'a pas le temps de s'en occuper  cette semaine  (!!!), mais il connaît Annecy où il a pratiqué le cross country skiing, et il ferait bien la Transjurassienne et finalement il trouve 5 minutes pour changer le câble.

Et bien qu'après 49 minutes de course poursuite je rate le bateau de 3 minutes, c'est une happy end, on sera bien 4 à partager la bacalao ce soir.